Sonia J. FATH
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L’amitié... quand elle se délite

jeudi 25 février 2010, par Sonia

Les relations entre les personnes sont de plus en plus mauvaises en raison du repli sur soi, de la course à l’argent et de la recherche de plaisirs égoïstes. Je n’ai pas hésité à cette tentation de décrire une amitié qui a été détruite unilatéralement.

Lorsque j’ai entendu parler il y a quelques semaines d’un conflit entre deux femmes en Allemagne, je n’ai pu résister à demander un suivi écrit de l’affaire pour mes études en sciences humaines. Les deux protagonistes se connaissent depuis plusieurs années et habitent à quelques centaines de mètres l’une de l’autre, ce qui fait qu’elles se rendaient visite régulièrement, en général une fois par semaine. Nous les appellerons Tania et Désirée. J’ai traduit les échanges. Le dernier message de Désirée qui était un refus net à une question posée par Tania n’est plus accessible. L’histoire du conflit commence donc avec le message de Tania. Pour améliorer la compréhension, j’ai inséré, par paragraphe la réponse de Désirée, puis celle de Tania à la réponse de Désirée.

Un jeudi matin...

Tania a écrit : Bonjour Désirée, tu as une façon de dire "non" à certaines choses que cela me met terriblement dans l’embarras. Je ne sais pas si c’est pareil pour tes autres connaissances, mais le fait est que pour moi, je me demande ce que j’ai fait, ce que tu voies en moi, la peur du jugement que je t’inspire pour que tu me traites de la sorte.

Désirée répond : Tu n’as rien fait. Je comprends que tu veuilles en savoir un peu plus sur ce que je vis en dehors de nos rencontres. Tu me parles de la peur du jugement : oui peut-être que cela joue. Le regard de l’autre (n’importe quel autre) m’indispose terriblement. Sans doute ai-je peur d’être jugée.

Tania : Je n’avais pas réalisé que visiblement pour toi, la relation avec moi est d’un autre ordre que ce que je pensais. Connaître les fréquentations de ses amis est pour moi quelque chose de tout à fait naturel. Mais maintenant, je comprends évidemment mieux pourquoi tu en fais tout un plat. Ton erreur, c’était d’avoir mentionné le fait que tu as un mec. Tu aurais pu raconter n’importe quoi pour ce rendez-vous oublié, vu que tu as une famille, d’autres connaissances, un travail libéral, je l’aurais cru et n’aurais pas imaginé quoi que ce soit. Tu as sans doute dit quelque chose un jour qui m’a poussée à te demander si tu as un mec.

La plupart des gens ont peur du regard de l’autre, c’est ainsi qu’on arrive bien à les faire marcher au pas. Ceux qui ont jeté au loin leurs chaînes se moquent du regard des autres, ils sont unis avec eux-mêmes, conscients de leur valeur. J’ose espérer que depuis que nous nous connaissons, tu as eu au moins un tout petit peu de cette liberté. En plus, la peur du jugement est infondée puisqu’en fait, cela fait partie de notre vie, de juger. Nous jugeons tout et n’importe quoi, car cela nous permet de nous situer par rapport aux êtres et aux choses. Le problème surgit quand le jugement devient un jugement de valeur négative ; quand il est positif, il n’y a jamais de problèmes. Mais quand on étudie les valeurs selon la SD (Spirale Dynamique), on voit bien que les valeurs ne sont pas les mêmes pour tous, mais surtout il y a des valeurs de surface et des valeurs profondes, nous en avons brièvement parlé lors de notre dernière rencontre. ((Je lui avais envoyé des infos sur la Spirale Dynamique et en Allemagne on peut également approfondir la question, ce qu’elle a commencé à faire.))

Tania 2 : Cela fait la deuxième fois que je te demande le nom de ton mec, et tu me réponds de manière emphatique en me donnant l’impression que je demande quelque chose d’aberrant que tu ne peux absolument pas révéler. Je me sens totalement ridicule à demander à savoir quelque chose qui est tellement normal que l’on ne devrait même pas avoir besoin d’écrire ces mots. Tu me fais sentir comme une petite fille qui chercherait à découvrir un grand secret défendu. Cela fait des dizaines d’années que je me bats pour être acceptée et reconnue comme l’égale des hommes, alors c’est particulièrement blessant qu’une femme veuille me réduire à un état de soumission, de protection sans que j’en fasse la demande.

Désirée : Il ne s’agit pas de moi seulement et je suis sans doute maladroite pour que tu aies pu penser que je souhaitais te réduire à un état de soumission, de protection comme tu l’exprimes. Je suis d’un naturel timide et complexe et je n’aime pas parler de moi ni de tout ce qui touche à l’intime... Crois-moi c’est difficile. Je n’en éprouve pas non plus le besoin. C’est toi qui souhaites en savoir un peu plus, et cela me gêne. Aussi loin que je peux remonter dans le temps, il me semble que j’ai toujours eu d’énormes difficultés à parler de moi. C’est comme si en révélant une partie de mon intériorité, elle devenait soudain quelconque ou poreuse, comme si elle passait dans le domaine public en quelque sorte et que du coup elle risquait d’être souillée ou banalisée et que, de ce fait, je me mettais à la mépriser et à la haïr. C’est peut-être pour cela que ce qui est d’ordre affectif ou intime, je préfère le garder pour moi. Secret comme tu dis. Surtout quand j’y tiens.

Tania : Je ne pense pas que tu aies voulu me soumettre volontairement en état de protection, je t’explique que c’est le résultat de ton comportement.

Pour ce qui est de l’intime, nous avons déjà parlé de choses intimes, et qui plus est entre femmes, je n’y vois donc aucun problème. Mais là ce n’est rien d’intime, mais d’ordre du privé. Et dans le privé, il n’y a rien à cacher, à l’exception de certaines choses indicibles.

Parler de soi n’est pas une mauvaise chose, au contraire de ce que tu sembles penser, cela permet de se connaître et d’évoluer ensemble. On ne peut pas évoluer ensemble si l’on ne sait rien de l’autre. Cela donne alors une relation comme avec un psy, totalement inégale, déséquilibrée et donc pas profitable.

Pour ce qui est du désordre, je ne pense pas ce que soit là, la différence. Tu sembles pouvoir y vivre, sinon tu aurais déjà rangé, tout comme moi. Là où est la différence, c’est que pour toi le regard de l’autre sur ton fouillis te fait peur, à moi non. Quand j’habitais encore en Autriche, j’avais une chambre dans laquelle je stockais mon fouillis quand quelqu’un venait car c’était encore important, maintenant je m’en moque royalement, d’ailleurs je l’ai dit à un gars qui est venu me voir récemment "si tu me juges d’après l’intérieur de mon appartement, c’est ton problème, et tu vas te tromper". Il continue à venir et on a un échange équilibré. S’il racontait dans tout le SEL que c’est le désordre chez moi, cela ne me ferait rien, car je sais pourquoi il y a le désordre chez moi.

Tania 3 : J’ai demandé une chose qui est une des plus naturelles du monde, mais toi tu en fais comme un drame. Je sais bien que tu es coincée sur certains sujet, mais je n’aurais jamais pensé que cela touche notre relation d’aussi près. Ton cinéma par exemple à propos de ton fouillis dans ton bureau n’a aucun sens vu que le mien est identique, voire pire. Je pensais aussi que l’amitié est le lieu où femmes et hommes peuvent vraiment se présenter tels qu’ils sont à l’intérieur et non en superficie. Ce n’est plus l’impression que j’ai maintenant avec toi.

Désirée : Je ne fais pas de drame… Je ne vois pas ce qui est grave. Je suis juste différente de toi face au désordre par exemple.

Pour le fouillis, ce n’est pas seulement mon fouillis, that’s the reason why.... Mais aussi j’ai honte de ne pas pouvoir ranger (car je voudrais ranger...) et quand quelqu’un voit mon désordre, la honte s’amplifie et c’est à ces occasions-là aussi que mes blocages m’apparaissent en pleine lumière. Un jour, tu me diras sur quels sujets tu penses que je suis coincée... Ça m’aidera peut-être.

Tania : Donc le sujet du désordre, nous l’avons traité. Pour le sujet du "coincée", je vais y réfléchir.

Tania 4 : Pour en revenir à ce mec, il est entre nous dorénavant. Tu vas trouver ridicule que je n’ai pas cessé d’y penser depuis hier soir où tu t’es écriée : "On savait bien que tu demanderais un jour" et "Je te le dirai peut-être un jour". D’abord, j’ai tiqué sur le « on » et je me suis dit que c’est peut-être quelqu’un que je connais et que tu es gênée de ce que je pourrais penser pour que tu en fasses tout un plat, alors que je n’y vois aucune raison ! Tu aimes qui tu veux, l’amour, cela ne s’explique pas. Ensuite, j’ai tiqué sur le "peut-être un jour". Alors je me suis dit que cela ressemble à un HDD, un homme à durée déterminée dont le nom est sans importance parce que au bout d’un certain temps, il ne sera plus là de toute façon. Mais même dans ce cas-là, je ne vois pas où est le blocage pour en parler normalement. Mais c’est vrai aussi que l’autre jour où je t’ai apporté quelque chose dont je voulais me débarrasser et en profiter pour faire un tour dehors, ta sœur était là, mais au lieu de me la présenter comme cela aurait été tout à fait normal, tu as juste pris les affaires et tu es retournée. Il faut que j’ajoute que je n’étais pas venue pour la voir, mais cela aurait été dans l’ordre normal des choses.

Désirée : C’est quelqu’un qui te connaît, qui comme d’autres a entendu parler de toi (et pas forcément en bien) et qui ne t’apprécie pas. C’est quelqu’un auquel je tiens et c’est moi qui suis coincée entre vous deux, pas lui entre nous. Il ne me demande pas d’interrompre ma relation avec toi sois-en assurée. Un jour, il y a longtemps tu m’avais posé la question de savoir s’il voulait mettre un frein à nos rencontres et je t’ai dit non, c’est toujours vrai, pour le moment. Je choisis de poursuivre avec toi, mais je ne connais pas l’avenir. Je ne te dis pas ça comme une menace et je crois le connaître assez pour penser qu’il ne mettrait pas en balance la relation que j’ai avec lui et celle que j’ai avec toi. Seulement, les gens changent, le monde bouge et les sentiments évoluent... Je suis réservée quant au futur, je ne peux parler que du présent. Oui c’est vrai ce que tu dis à propos de ta visite chez moi alors que ma sœur était là ; j’avais pensé après-coup que tu pourrais être vexée que je ne te la présente pas... J’avoue n’y avoir pas pensé sur le moment et après j’ai regretté. Ne m’en veux pas pour ça et mets-le sur le compte de ma timidité.

Tania : Le Christianisme nous enseigne que les Hommes sont bons ! Depuis des années, je les considère comme des nuisibles avec des exceptions. Quand j’entre en contact avec une nouvelle personne, j’étudie pour voir si elle pourrait se transformer en exception.

Pour en revenir à ton mec, j’utilise aussi ce terme quand l’homme en question m’est antipathique. Comme je ne le connais pas, mais qu’il s’est déjà visiblement forgé une opinion sur moi d’après des ouïe-dires, comment pourrais-je avoir du respect pour une telle personne ? Je l’ai donc rangé sur l’étagère des "parfaits imbéciles", car juger sans connaître, c’est enfantin et destructeur. Et je mets par exemple quiconque au défi au Tauschring ((SEL allemand)) de pouvoir juger valablement ma personne. Désolée. Mais de toute façon, je n’ai jamais soutenu l’adage que les amis de mes amies sont mes amis !

Si tu es coincée entre lui et moi, c’est encore plus grave que je ne pensais. Je me suis souvent demandée quel choix ferait la femme, calculatrice depuis ses très lointaines ancêtres qui pratiquaient la cueillette, entre renoncer à l’homme avec lequel elle partage le lit et les insécurités de l’amour ou l’amie qu’elle connait depuis de longues années et avec laquelle elle a une relation très profonde. Je ne parle pas de nous ici, car je suis bien consciente que le mâle gagnerait sans problème dans un duel entre lui et moi. L’une de mes valeurs est ne jamais trahir une relation la première. La fin de notre relation ne viendra donc pas de moi, mais de toi ou de lui.

Tania 5 : Ce qui m’énerve aussi, c’est que j’ai l’impression que tu parles de moi avec lui, mais que je ne sais rien sur lui. Tu comprendras que bien que des centaines ou milliers de gens parfaitement inconnus savent beaucoup sur ma vie après avoir lu mon autobiographie, là c’est vraiment autre chose !

Désirée : Oui tu as raison mais que faire ? Depuis hier soir, il me faut m’interdire de parler de toi avec lui. Je suis décidément coincée... T’en rends-tu compte ? Il y a quelque chose qui t’échappe que tu ne peux pas contrôler... Pourquoi est-ce si grave pour toi ?

Tania : Oui, je te remercie de t’interdire de parler de moi avec lui. Vous avez sûrement suffisamment de sujets de conversation, cela ne devrait pas de poser de problème. Pourquoi c’est grave ? C’est parce que ce n’est pas lui le problème vu que je l’ai relégué aux oubliettes, le problème c’est notre relation.

Tania 6 : Tu sais bien que j’essaye de toujours tout comprendre et donc j’essaye de comprendre ce qui se passe dans ta tête dans cette affaire et comment on pourrait rétablir une situation normale entre nous. Même si c’était un homme marié, je n’aurais pas de problème, ou un curé ou un homo qui est bi en même temps, une femme, mais ça tu l’as déjà rejeté vigoureusement, alors je me dis que c’est peut-être un chinois plus jeune et que tu penses que cela me ferait du mal de savoir que tu « as le tien » alors que je ne peux « avoir le mien ». Ce serait ridicule, mais la pensée est une chose étrange... Je serais alors choquée de voir que tu penses que j’ai besoin qu’on me protège dans ce domaine, mais ce ne serait pas l’autre le problème. J’ai l’impression de toucher à un terrible secret familial, type inceste ou autre chose de terriblement grave... Ce n’est pas l’homme qui est le problème, je pense, c’est ta relation envers moi. Comme cela me pèse gravement, je te prie de faire le nécessaire pour y remédier.

Désirée : Tania, tu vas forcément essayer de savoir qui c’est et rien qu’à y penser cela m’énerve déjà... De toute façon, je ne peux pas t’empêcher de chercher. Mais j’aurais pu éviter de te dire qu’il te connaît. Lui et moi nous sommes des personnes extrêmement réservées, nous n’avons pas envie que les gens (les amis, les parents, les connaissances...) sachent nécessairement que nous sommes ensemble, ceci afin de préserver notre relation en quelque sorte. Vivons heureux, vivons caché, comme dit l’adage. Toi tu ne trouves ça pas normal, pas naturel, mais lui comme moi, nous avons adopté ce mode-là pour l’instant parce que nous pensons que c’est le meilleur choix pour nous deux avec nos personnalités particulières et que cela nous laisse de la liberté qui n’est entachée par rien ni personne. Et la liberté c’est l’un de mes souverains biens. Idem pour lui. Tu vois bien que c’est difficile pour moi.

Sinon, je ne pense pas tu aies besoin d’être sous protection. Je ne comprends pas que tu puisses imaginer cela. Certes, je n’ai pas ton franc-parler, ma mère m’a appris à avoir beaucoup de tact et à éviter de blesser les personnes avec qui je suis. J’ai une question qui me taraude : Pourquoi est-ce si dur pour toi d’admettre que tu peux avoir besoin de la compréhension d’autrui, de sa compassion dans les moments difficiles, de sa reconnaissance quand personne ne voit personne, d’amour comme tout être humain de chair et de sang ?

Est-ce une honte d’avoir besoin des autres sur le plan affectif ? Désirée

Tania : Non, Désirée, je ne vais pas essayer de savoir qui c’est, pas intentionnellement en tout cas. D’ailleurs, je me doute un peu que c’est lui qui te fournit toutes ces vidéos qui traînent chez toi.

Pour ce qui est de la "liberté qui n’est entachée par rien ni personne. Et la liberté c’est l’un de mes souverains biens". C’est typiquement une réponse ORANGE. Je suis en train de réfléchir aux côtés négatifs et positifs des différents mèmes avec quelqu’un en France, et là, c’est nécessairement un point négatif quand on est en TURQUOISE mais qui peut visiblement même être positif quand on est en BLEU ou en ORANGE. "La liberté de chacun s’arrête là où commence la liberté de l’autre", elle ne peut donc être acceptée et justifiée que si elle tient compte de la responsabilité face au plus faible. Tu peux donc dire que pour toi la liberté compte avant tout et que tu ne me dois rien. C’est ce que font la majorité des gens. Et moi, en JAUNE, je pourrais dire, dans notre relation à deux, entre elle est moi, je suis la plus faible ! Elle ne peut donc pas exercer sa liberté comme elle l’entend. Pour l’instant, je ne vais pas approfondir ce point, si tu lis le texte sur la relation duale de Sonia, tu devrais trouver la réponse.

On dirait que tes amis, parents et connaissances ont pour principal objectif ou seul but de détruire toute relation de couple que tu construirais. Ce n’est sûrement pas mon objectif, sauf si je devais remarquer que c’est une relation qui te détruit ou te limite dans tes droits de femme, alors je ne pourrais pas m’empêcher d’intervenir intellectuellement.

Mon franc-parler, je l’utilise normalement, mais je n’ai pas toujours été ainsi. A 20 ans, j’étais plus timide, c’est la vie qui a fait de moi ce que je suis. Et j’ai trouvé qu’il y a avantage à utiliser le franc-parler, plutôt que la langue de bois ou les cachoteries. Mais tu as sans doute fait d’autres expériences pour employer une autre tactique.

Désirée : Pourquoi est-ce si dur pour toi d’admettre que tu peux avoir besoin de la compréhension d’autrui, de sa compassion dans les moments difficiles, de sa reconnaissance quand personne ne voit personne, d’amour comme tout être humain de chair et de sang ?

Est-ce une honte d’avoir besoin des autres sur le plan affectif ?

Et malgré ce que je t’avais annoncé, je ne suis pas encore prête à passer te voir... Désolée. J’ai un peu du mal, je pense que tu as dû le comprendre.

Tania : Là il doit y avoir un terrible malentendu. C’est tout le contraire que je crois. Justement, je pense que l’être humain ne peut pas se construire, ne peut pas devenir humain sans l’autre. Je pense que quelqu’un qui est en souffrance a besoin et a droit à quelqu’un avec qui échanger pour diviser sa souffrance. A l’opposé, un bonheur partagé est un bonheur doublé. Cela ne semble pas être le cas chez toi, mais bon, il y a toujours des exceptions.

Donc je n’ai aucun problème à admettre cela.


Ce fut la fin d’une relation qui avait bien commencé.

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