Récemment j’ai entendu que dans les pays du nord, 80% des salariés sont syndiqués et qu’en France ils ne sont que 8%. C’est encore une preuve de plus de la dégradation sociale en France. Les salariés se laissent transformer en esclaves du capitalisme et ne s’entraident pas. Ils sont encore nombreux à avoir une mauvaise influence sur la société. Avec leur petit ou plus gros salaire, ils ne participent pas à la construction d’un pays juste mais ils laissent le travail à quelques 8% de syndiqués dominés en plus par leurs dirigeants qui se prennent pour des élites. Il n’y a qu’une seule élite dans le monde, c’est l’élite du cœur. Et celle-ci est bien souvent du côté du peuple que du côté de la prétendue élite.
Lorsque j’avais décidé de sauver le magasin de commerce équitable de la Cédraie à Strasbourg et que j’étais face à un ogre capitaliste qui ne voulait récupérer le magasin que parce que cela lui permettait de s’enrichir sur le dos des autres, j’avais annoncé que j’irai jusqu’à la grève de la faim. Les personnes de mon entourage trouvaient cela trop fort, mais protégées comme elles l’étaient et surtout soumises jusqu’au moment où elles découvriront qu’elles ne pourront plus résister, elles n’ont pas besoin de faire d’efforts. Et je n’ai aucune autorité pour qu’elles le fassent. Fin du printemps 2008, c’était pire encore. L’égoïsme des gens m’écœure tellement car ces égoïstes veulent elles-mêmes ou eux-mêmes profiter de personnes qui les aident quand elles sont malades ou âgées, en maison de retraite, mais ne sont en rien motivées pour faire quoi que ce soit afin de mériter l’aide qu’elles vont réclamer.
Enercoop me considère comme un numéro, la NEF me considère comme un numéro de compte, pour le Réseau Sortir du Nucléaire, je ne suis qu’un numéro et pour Cyber@cteurs, je suis bonne à signer les pétitions. Je suis pourtant bien différente de milliers de personnes, ce traitement à l’arrosoir m’exaspère. Je défends le traitement au cas par cas, du reste, vu globalement, cela permettrait aussi de créer des emplois. Il n’y a qu’à voir la différence de potentiels entre ceux qui n’ont pas accès à l’emploi et les besoins dans la société.
Au Cambodge, les détracteurs des religions traditionnelles critiquent le fait de construire un temple plutôt qu’un dispensaire, mais que font les gens chez nous ? Exactement pareil. Après le séisme à l’Aquila en Italie, les Allemands ont apporté de l’argent pour reconstruire l’église, non pas pour des maisons pour les habitants ou des dispensaires, mais pour un lieu grand et cher qui sera occupé quelques heures par semaine ! Génial comme efficacité dans un monde en détresse.
Lorsque je regarde la télé, je regarde presque toujours d’un œil critique ou du moins d’un œil ouvert à l’apprentissage d’autres cultures et récemment j’ai regardé un procès en Amérique où l’on déballe la vie passée, la jeunesse des accusés pour leur trouver des excuses pour leurs méfaits. Et je m’étonne qu’avec une telle vulgarité dans une famille soit possible sans que personne ne fasse rien sous prétexte que la vie privée est privée. Curieux tout d’un coup que dans un box d’accusé, elle ne soit subitement plus privée. Pourquoi alors le serait-elle avant ? Je sais bien que pas un seul euro des gros gras et bien portants ne sera disponible pour un tel travail. Mais des robins sont disponibles pour un tel travail, le social en robins, c’est une vie meilleure pour tous. Et là je dis bien pour tous, moi qui renâcle si souvent à dire pour tous car je sais bien que en haut de l’échelle ils n’ont pas besoin de plus, mais devraient en céder. Mais dans le cas présent, les meurtres stupides ou de violence, cela touche aussi les trop riches, donc faire du social c’est bien pour tout le monde.
Au LIOS (Laboratoire Indépendant d’Observation de la Société), nous sommes tombés d’accord sur ma nouvelle étude. Dorénavant, je ferai une liste de tous mes contacts pour affiner la question.
Car nous sommes tous des nuisibles pour la planète et souvent pour nos contemporains. Tous nous avons 24 heures par jour de vie. Notre corps à tous a besoin d’une certaine dose de sommeil, pour standard prenons 8 heures. Il reste donc 16 heures à occuper.
Pour ceux qui sont dans le système du salariat, en France nous sommes à 35 heures par semaine, soit 7 heures par jour, donc nous retirons cette valeur qui sert à soutenir le capitalisme, et il nous reste 9 heures. Il faut ensuite retirer ce dont tout un chacun a besoin, à savoir de se nourrir, de veiller à son hygiène personnelle et de se ressourcer, ce que d’autres appellent des loisirs. Nous estimons cela à 5 heures. Il reste donc 4 heures par jour où l’on peut faire du social. Cela fait même 2,5 heures de plus que ce que nous avions envisagé pour se préparer la retraite réformée du 3e millénaire.
Nous prenons l’exemple d’une femme subissant de plein fouet la guerre sociale. Elle sait que les personnes qui sont en contact avec elles ont des influences de vie ou de mort sur son bien-être. Elle a ainsi décidé d’évaluer en heures cette dégradation sociale. Adulte en l’an 1976, elle a donc maintenant 34 années d’âge adulte sur le dos. En comptant 8.760 heures par an, puis en retirant 2.920 heures, soit 8 heures pour dormir, il reste 5840 heures pour pratiquer l’humanité ou le social avec ses prochains. Elle disposait de 80% de ce temps pendant ses années d’études, puis de salariat. Depuis 1993 quand a débuté sa profession libérale puis depuis 2000 son exclusion, elle n’a eu plus que 5% voire même moins de 2% de temps social avec d’autres. Si l’on considère que 50% sont un minimum pour pouvoir disposer d’un bien-être minimum, y compris les frustrations ou disputes inévitables, alors elle dispose depuis 1976 de droit social à l’entraide (article 1 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Être Humain) de 99.280 heures de contact social. Par rapport à ses droits depuis le début de sa profession libérale, soit 49.640 heures, elle a pu disposer en vérité de 7.534 heures ou 15%. Il est donc clair que personne ne peut réagir de manière appropriée ou se sentir bien dans ces conditions, les nombreux suicides en France et dans le monde ne sont qu’un exemple, la France est aussi le premier consommateur de tranquillisants et autres médicaments de l’humeur, inutile d’en rajouter. Certaines réactions peuvent donc ne pas être ressenties comme appropriées, voire paraître trop agressives. Elles ne sont qu’une réponse à une situation de souffrance.
Une vie bien remplie (avec du contact avec des humains lors du travail et du contact avec des humains lors de la vie privée) est composée de 90% de contact social, 10% sont réservées pour les diverses activités où l’on préfère rester seul. Ce qui ferait dans notre exemple 268.056 heures depuis l’âge de 18 ans. De ce total, la femme n’en a disposé que de 32,44% (on se rappelle que 50% sont le minimum). Mais c’est encore pire quand on considère uniquement la période après 1993, il ne reste plus que 5,62%. Et c’est avec ce très faible pourcentage de contact social qu’elle et d’autres doivent fonctionner ? On aimerait bien voir comment. Que d’autres nous montrent comment car nous ne pouvons imaginer comment.
Un homme ayant été informé de l’étude au préalable commenta : "Je pense qu’une relation doit toujours être voulue par les deux côtés". Ceci ne concerne pour nous que l’amour et l’amitié authentique. Dans le cas contraire, il y a trop d’égo et pas de compassion ni d’entraide.
Il poursuivit : "Et il doit aussi être légitime que chacun de nous ait le droit de décider pour lui-même combien de pourcentage de sa vie il veut partager avec un autre". Notre point de vue est que dans ce cas l’égoïste ou le plus fort gagnera toujours et poussera le faible dans le dernier de ses retranchements. Celui qui pratique l’entraide comme le requiert toute religion et même la Déclaration Universelle des Droits de l’Être Humain partage du temps et d’autres choses là où le besoin s’en fait sentir.
Là où il y a des exclus, des personnes en souffrance au-delà de ce qui ne tient pas du fait de l’influence de la société, il y a guerre sociale. Alter-France le ressent tous les jours mais n’y participe pas.
